UberCrash le 6 novembre ?

De nombreux taxis ont marqué la date dans leur agenda. Mercredi prochain prendront fin les 180 jours de « block-out » d’Uber – pour reprendre l’expression des traders de Wall Street. Procédure classique pour toute société cotée en Bourse, cette étape permettra aux fondateurs, à la direction et aux premiers investisseurs de vendre leurs actions. Un événement important car, du jour au lendemain, le nombre d’actions d’Uber librement négociables sur le marché va plus que doubler. Reste que les performances épouvantables de la multinationale semblent lui avoir fait perdre sa crédibilité devant les investisseurs. Certains envisagent déjà de revendre leurs parts et récupérer leur cash. Le conglomérat japonais SoftBank, soutien majeur de la multinationale et de ses amies les licornes du numérique, a évalué à 5 milliards de dollars la dépréciation de ses investissements en raison de leur mauvais rendement. Dans quelques jours, Travis Kalanick, le sulfureux co-fondateur d’Uber évincé en 2017, pourra monnayer les quelques 113 millions d’actions qu’il détient encore. De même, pour de nombreux employés d’Uber, épuisés par l’interminable démarrage de la start-up et les récentes vagues de licenciements, qui risquent de vouloir encaisser leur part (non négligeable) de capital qu’ils ont d’ores et déjà vu chuter de 45 $ l’unité à 29$, le 10 octobre dernier… Conseillers financiers et lobbyistes ont beau tenter de dédramatiser la situation en promettant des lendemains qui chantent ou en agitant le spectre de l’explosion de la bulle numérique, le cabinet d’avocats Rosen Law Firm, spécialisé dans les droits des investisseurs, a invité les acquéreurs de titres d’Uber Technologies à se mobiliser. Initiant un recours collectif, il reproche notamment à Uber d’avoir falsifié sa déclaration d’entrée en Bourse au motif que « les opérations et les perspectives d’Uber étaient matériellement fausses et trompeuses et/ou étaient dépourvues de fondement raisonnable à tous les moments pertinents » et vise à obtenir des dommages et intérêts…
Serait-il venu le temps de la revanche de l’Economie de proximité ?

Hélène Manceron

Photo de couverture ©DoYouSpeakTaxi ?

Feuilleter l’édition digitale

 

Consulter les annonces

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :