Comme un avion sans aile

Alors que se dessinent les vacances d’été, la question du mode de transport fait écho au projet de loi d’orientation des mobilités : trains de nuit toujours à la diète, dessertes chaotiques hormis les grands axes, circulation automobile découragée… Quant à l’avion, son prix prohibitif lorsque l’on veut s’assurer de voyager en sécurité n’a d’équivalent que le coût écologique de sa technologie. Le transport aérien serait en effet « à l’origine de 4,9 % du réchauffement climatique mondial ». En Suède et en Allemagne, gagnées par le « flygskam » – la honte de prendre l’avion –, de nombreux citoyens modifient leur destination en fonction du mode de transport qu’ils devront emprunter, comme en témoigne la baisse de 8 % du trafic aérien suédois. La montée en puissance de ce mouvement inquiète déjà les compagnies aériennes du monde entier. En France, le transport aérien vient d’échapper à une taxe écologique et le gouvernement a obtenu l’aval de sa majorité pour privatiser Aéroport de Paris. Si l’objectif avancé de désendettement des finances publiques semble louable, vendre les plates-formes aéroportuaires au plus offrant ne risque-t-il pas de nous déposséder d’un espace public stratégique ? Alors que le deal entre l’État et les sociétés d’autoroute laisse un goût amer aux automobilistes à chaque péage, la contestation politique s’amplifie et les élus, de droite comme de gauche, dénoncent un scandale. Afin de calmer les esprits, le gouvernement a lancé, ce 12 juin, le premier référendum d’initiative partagée. Soutenue par quelque 250 députés et sénateurs toutes tendances confondues, cette procédure de consultation démocratique vise à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation d’Aéroports de Paris. L’initiative devra recueillir 4,7 millions de signatures d’ici mars 2020 pour aboutir. Pour une fois que l’on nous demande notre avis, n’hésitons pas à cliquer !

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Hélène Manceron

 

100% Hommage :

Bernard Riou, le Breton de Charente-Maritime

C’est avec grande tristesse que les taxis de Charente-Maritime ont appris le décès de Bernard Riou. Né en 1956, Bernard Riou devient taxi rochelais en 1994. Membre du GIE Abeilles Taxis de La Rochelle jusqu’en janvier 2012, il s’implique auprès de ses collègues pour valoriser le métier dans le département. En novembre 1999, il devient président du syndicat des artisans taxis de la Rochelle pour assumer ensuite le poste de président du Groupement Départemental des Syndicats des Artisans Taxis de Charente-Maritime (GDSAT 17) qu’il partage avec ses fonctions d’élu à la chambre de métiers et de l’artisanat. « Pendant toutes ces années, Bernard a su instaurer des relations de confiance avec les responsables et de solidarité entre les anciens. Formateur, il a partagé son expérience avec de nombreuses nouvelles recrues. Investi dans la défense et la représentation de notre corporation, il ne manquait pas d’organiser des soirées festives dont certaines, mémorables, ont largement contribué à resserrer les liens professionnels et humains », confie Alain Deniel, son ami et successeur à la présidence du GDSAT 17.

En 2012, il abandonne ses fonctions syndicales et s’installe dans la commune de Charron où il continue d’exercer avec son épouse. Après avoir transmis son entreprise en mai dernier, il n’a pu jouir d’une retraite amplement méritée.

Avec en souvenir le 64e Congrès FNAT qu’il avait organisé en 2008, nos pensées vont à son épouse et à ses proches.

HM

 

Feuilleter 100% NEWS TAXIS n°156

 

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