Taxis/VTC : Pas de répit

Si la dernière ligne droite avant la fin de l’année confirme que les services de transport individualisé ont le vent en poupe, l’avenir du transport public particulier de personnes reste tendu. Alors que le protocole d’accord avec l’Uncam qui fixe le cadre national de l’accès aux soins des malades par taxis conventionnés a été signé in extremis, au quotidien, taxis et conducteurs illégaux se confrontent et certains clients paient l’addition.
Première étape
Équilibrant les points de blocage par des contreparties, les fédérations de taxi FNAT, UNT, FFTP et FNTI ont annoncé dans un communiqué être « parvenues à un consensus qui a permis la signature d’un protocole d’accord qui encadrera les négociations des conventions locales qui se dérouleront du 1er décembre 2018 au 1er février 2019 ». Estimant que « la profession s’est fait tordre le bras », la FNDT a quant à elle refusé de se féliciter de cet accord. Déjà, de nombreuses caisses primaires d’Assurance maladie ont entamé le second round des négociations. « Notre seule alternative est le regroupement pour optimiser notre kilométrage à vide. Si nous sommes obligés de pratiquer des taux réduits pour le compte de la sécurité sociale, nous avons besoin de recharger pas trop loin afin de limiter la casse pour tout le monde », confie un représentant syndical.
Festival de l’illégal
Tout récemment, l’arnaque dont ont été victimes des touristes thaïlandais a défrayé la chronique. Pris en charge à l’aéroport de Roissy à destination de la capitale, le couple en villégiature s’est vu réclamé la somme de 247 €. Filmant le conducteur en flagrant délit de taxi illégal, la vidéo vue plus de 20 000 fois sur YouTube a attiré l’attention des autorités qui auraient engagé une procédure. Revendiquant l’obligation de retour au garage des VTC, les taxis s’impatientent de l’application des articles 1 et 2 de la loi Grandguillaume, seule perspective de responsabilisation des plates-formes dans leur service de mise en relation.
HM

In Memoriam

Le 7 septembre 2014, aux côtés de la Première Brigade logistique et du Gouverneur militaire de Paris, Gescop a honoré la mémoire des quelque 600 chauffeurs de taxi qui ont participé les 6 et 7 septembre 1914 au transport de troupes jusqu’au front lors de la bataille de la Marne. Ce convoi d’une dizaine de taxis d’époque, d’une centaine de taxis parisiens Gescop et d’une vingtaine de véhicules militaire a symboliquement repris le trajet historique de cette épopée. Le 13 novembre 2015, plusieurs chauffeurs de taxis parisiens ont éteint leurs compteurs et porté secours aux victimes des attentats du Stade de France et du Bataclan…
Merci à eux.

Crédit photos ©MP.DIETERLE/GESCOP

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.