Loi taxis/VTC : une mise en oeuvre « en chantier »

Contribuant à l’évaluation des dispositions réglementaires de la loi du 1er octobre 2014, les organisations professionnelles représentant les taxis, réunies en intersyndicale, ont adressé un courrier à Martine Pinville, secrétaire d’État chargée du Commerce et de l’Artisanat, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, ainsi qu’à Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des Transports. Dans cette modernisation à marche forcée de la profession, ce courrier revendique la nécessaire application de la loi déjà existante et constate les conséquences des dérives dans secteur. Comme en écho, des VTC affiliés aux applications smartphone multiplient, depuis une semaine, les actions pour dénoncer la précarité dont ils sont victimes.
Appliquer, puis prendre la mesure
« Comptant sur la volonté du gouvernement de permettre aux taxis comme aux VTC de travailler dans un cadre apaisé et de ne pas devenir les nouveaux travailleurs pauvres d’une économie totalement dérégulée », l’intersyndicale réunissant CFDT, CGT, FFTP, FNAT, FNDT, FNTI, FO, GESCOP, SUD, UNIT et UNT a souligné la nécessité d’une stabilité législative pour permettre à l’activité taxi de se moderniser durablement ainsi que d’une mesure des impacts de la loi « évalués de manière fiable et chiffrée, sans succomber aux effets de mode ». Même s’ils ont été beaux joueurs, les taxis n’ont pas été épargnés par la crise économique ni par les polémiques déstabilisatrices de leurs concurrents. Un an après la promulgation de la loi du 1er octobre 2014, ils constatent que « les taxis sont toujours soumis à une concurrence déloyale caractérisée par un non-respect de la loi par certains acteurs du secteur (intermédiaires et conducteurs) ou de particuliers, l’absence d’examen VTC et le déséquilibre de charges lié à l’utilisation abusive du statut de micro-entrepreneur et au dispositif ACCRE ».

Pendant que la loi tarde à s'appliquer pour tous, les taxis sont contraints d'attendre.

Pendant que la loi tarde à s’appliquer pour tous, les taxis sont contraints d’attendre.

Simili taxi ?
Comme en écho aux constats des taxis, certains chauffeur de VTC et de Loti affiliés à des applications smartphone se rebellent. La récente annonce d’une des majors du secteur de baisser de 20 % les tarifs des courses sans concertation avec ceux qu’elle affirme être ses « partenaires » a mis le feu aux poudres et depuis vendredi, les VTC-capacitaires multiplient les actions : coups de force dans les locaux de leur application smartphone, opérations escargot sur le périphérique parisien, rassemblement sans préavis porte Maillot… Ils réclament une hausse des prix minimum des courses, la fin des services low cost, la hausse des tarifs aéroports, la baisse de la commission prélevée par la plate-forme de mise en relation, l’arrêt de « la répercussion des courses avec « carte volée » aux frais du chauffeur », etc. Aux autorités, ils demandent la « fin immédiate des Heetch et cie », le gel des immatriculations des VTC et des Loti, l’autorisation de circuler sur les voies de bus et la mise en place d’un tarif réglementé… À se demander s’ils n’envisagent pas de s’équiper d’un lumineux !
HM

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