Taxis : La mobilisation continue !

L ’appel à manifester des organisations professionnelles du taxi – CFDT, CGT, CST, FFTP, FNAT-UDTP, FNDT, FNTI, FO, GESCOP, SDCTP, SUD, UNIT, UNT et UTP – jeudi 25 juin dernier a été pleinement entendu par les chauffeurs de tout l’Hexagone et de nombreux barrages filtrants étaient organisés dès le petit matin dans les départements. Trois jours après, pour preuve de la force de l’État à faire respecter la loi, les deux dirigeants d’Uber France ont été mis en garde à vue. Point de situation.

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Une mobilisation réussie
Favorisant la cohérence intersyndicale face à l’adversité, les chauffeurs et leurs représentants ont dénoncé avec conviction le travail dissimulé, l’évasion fiscale ainsi que la violation de la réglementation du transport de personnes par les VTC et leurs applications. Malgré quelques débordements dont VTC comme taxis ont été victimes, de nombreuses actions symboliques ont été réalisées dans les départements : courses gratuites à Metz et à Paris, ouverture des péages à Marseille, fleurs offertes aux clients pour faire pardonner la gêne occasionnée…
Des initiatives positives qui ont alimenté un débat passionné dans l’opinion publique.
C’est qui le patron ?
En visite d’État, le président de la République ainsi que le Premier ministre sont intervenus en faveur des revendications des chauffeurs mais c’est le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a reçu la profession, avec des engagements concrets réaffirmant de la force de l’État de droit : mobilisation des procureurs de la République et de l’administration, interdiction générale par les préfets de l’application UberPop, saisie des véhicules des contrevenants, déploiement des forces de police pour le contrôle et la surveillance de la voie publique… La tutelle de la profession a bien l’intention de rétablir le calme. « C’est par le respect du droit et par les procédures devant les instances judiciaires que les revendications légitimes qui sont exprimées pourront aboutir », a rappelé le ministre. Volontaire pour sortir du conflit, le ministre réunira, vendredi 3 juillet, les organisations professionnelles taxis afin de faire le point sur l’évolution de la situation.
Un terrain miné
En réponse, des VTCistes sans scrupule se sont mobilisés dans les médias et les réseaux sociaux. Les responsables de l’emblématique Uber ont même défié les pouvoirs publics, incitant à la désobéissance civile sous couvert d’arguments en faveur de l’économie de partage. Côté procédure, la Cour de cassation a dû renvoyer au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité relative à la responsabilité « d’organiser un système de mise en relation de clients avec des personnes qui se livrent à des activités de transport » hors de la réglementation en vigueur du transport individualisé de personnes. La Commission européenne, enfin, travaille « de manière intensive pour présenter un projet de régulation du secteur cette année », a annoncé aux médias la commissaire européenne chargée du Marché intérieur et de l’Industrie. Estimant que « dans le cas d’Uber, certains États de l’UE sont ouverts, d’autres se comportent de manière restrictive » et que « cela ne correspond pas au marché  commun », la Polonaise Elzbieta Bienkowska semble confirmer le conflit dans la durée.

HM

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