Et c’est pas fini !

Le Salon des taxis édition 2015 a ouvert ses portes de samedi 31 janvier 2015 pour un week-end 100% taxis ! Une première journée fructueuse où les stands des nombreux partenaires qui accueillent sans interruption les demandes d’informations des visiteurs et présentent les nombreuses innovations réservées pour l’occasion n’ont pas désempli. La conférence sur « les droits et les devoirs du taxi en cas de force majeure » a rendu hommage aux taxis de la Marne et confirmé la particularité du métier. Quant à celle sur la « nouvelle loi statuaire du taxi », la qualité de sa tribune et des questions de son auditoire lui a valu un franc succès. Ce rendez-vous de la profession tombe à point nommé pour les taxis dont le ras-le-bol a déjà motivé des regroupements de chauffeurs à Toulouse comme à Bordeaux. L’application concrète de la loi du 1er octobre dernier se fait attendre et la persistance des agissements d’UberPop ajoute à la pression des mois les plus creux de l’activité. « Et c’est pas fini ! », comme le martèle la réclame pour un célèbre opérateur téléphonique. En effet, mardi 27 janvier dernier, le ministre de l’Économie a présenté aux députés le projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques. À cette occasion, Emmanuel Macron a évoqué la loi taxis/VTC en soulignant que « la réflexion collective qu’il faut conduire et qui n’est pas aboutie est d’essayer de retrouver un équilibre plus satisfaisant entre les taxis et cette nouvelle économie avec des emplois à la clé ». La loi taxis/VTC est-elle déjà remise en cause ? « Le gouvernement émettra un avis défavorable sur l’ensemble des amendements » allant dans le sens d’une modification du cadre – à peine sec – de la loi du 1er octobre 2014, a déclaré le ministre. C’est pour mieux rouvrir le sujet lors de l’examen du projet de loi numérique ! « Au-delà du simple sujet taxi/VTC, c’est tout le problème de certains pans de notre économie qui fonctionnent de façon classique et qui sont percutés par des pratiques nouvelles. Elles relèvent d’autres logiques, parfois tarifaires, parfois organisationnelles et ont chamboulé la totalité de ces professions. Il ne faut pas imposer pour autant des régulations obsolètes ou qui refuseraient de voir le changement en cours. Tout cela suppose de manière un peu coordonnée de comprendre comment le numérique vient changer certains secteurs d’activité, comment nous devons en tirer les conséquences de manière plus transversale que sur le simple sujet des taxis. » Des réponses que le ministre aurait pu trouver en venant rencontrer les chauffeurs et visiter cette édition 2015 du Salon des taxis !

Hélène Manceron

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