Série : Taxi Brooklyn, une image du taxi

Ne craignez rien, 100% News ne s’est pas brutalement transformé en magazine télé ! Mais pour une fois qu’une série populaire, qui plus est diffusée en clair à une heure de grande écoute sur une grande chaîne nationale a pour héros un chauffeur taxi, il était de notre devoir de vous en toucher deux mots. Certes, l’action se déroule à New York, mais le personnage est bien français – et même marseillais ! – et cet exotisme incongru fait que Taxi Brooklyn se démarque des productions télévisuelles dont l’Oncle Sam nous inonde année après année.
Taxi Brooklyn

La French touch
Un pari plutôt osé pour TF1 que cette production qui a tout de la série américaine, mais avec de vrais morceaux de camembert dedans. À moins que ce ne soit l’inverse… Pourquoi Frenchie, la série ? Parce que coproduite par TF1 et EuropaCorp, la société de Luc Besson ; parce que le chauffeur de taxi, immigré marseillais, est joué par Jacky Ido, un acteur français d’origine burkinabé ; parce que Patrick Timsit – ainsi que Michaël Youn en client imbuvable – y font des apparitions remarquées ; parce que les cinq réalisateurs de la première saison sont tous français, dont notamment Gérard Krawczyk, le réalisateur des Taxi 2, Taxi 3 et Taxi 4 ; enfin parce qu’avant de connaître la consécration le 25 juin prochain sur le réseau américain NBC, la série a d’abord été diffusée en début d’année en Belgique, puis en France.
Le pitch*
Au cœur de l’histoire, le couple classique des deux héros que tout oppose : une fliquette blanche, américaine, speedée et plutôt mignonne (d’après moi), un taxi black, marseillais, relax et plutôt charmant (d’après ma rédactrice en chef), bref, un duo détonant avec, on s’en doute, une histoire d’amour à la clé (je ne peux rien garantir car je ne me suis pas encore pelé l’intégralité des épisodes diffusés !). À force de détruire en un temps record tous les véhicules de patrouille qu’on lui a confiés, la donzelle se voit mise à pied – littéralement – par son supérieur et, plutôt que de circuler dans New York en transport en commun, elle préfère faire appel aux services d’un taxi de Brooklyn rencontré au hasard d’une enquête et qu’elle réquisitionne au titre d’informateur pour lui servir de chauffeur au volant de sa Ford Victoria Crown.
La vérité si je mens
Malgré le côté romancé et parfois caricatural de cette fiction, on notera, au détour des épisodes, quelques petites vérités sur la corporation dont feraient bien de s’inspirer certains journalistes et autres blogueurs qui prétendent nous plonger au cœur du réel. Le téléspectateur y découvre d’abord que les taxis, qu’ils soient de New York, de Londres, de Paris ou de Clermont-Ferrand, forment bien une sorte de confrérie où la solidarité n’est pas un vain mot et dans laquelle l’information circule plus vite que sur le web ; qu’ils connaissent leur ville comme leur poche, qu’il s’agisse des endroits branchés, des bars à putes, des ruelles à double sens, ou des coins à éviter pour cause de travaux ; que parfois, certains clients deviennent des amis, voire presque des membres de la famille… Qu’enfin, il ne faut pas confondre New York et Manhattan ! À Manhattan, le quartier regorge de taxis tandis que dans les autres quartiers de la Grosse Pomme, et notamment Brooklyn – sans parler de Harlem –, vous pouvez toujours pleurer avant de prendre un Yellow cab à la volée…
LT
* En d’autres mots « l’intrigue », pour les plus de 30 ans qui n’auraient pas fait anglais première langue.

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