Paris : les taxis dans la campagne

Le 8 décembre dernier, Anne Hidalgo, candidate aux élections municipales de 2014, présentait son programme pour « Paris qui ose ». Circulation « apaisée », un périph’ couvert, la création d’un téléphérique, stationnement par application smartphone, Vélib’ électriques, navettes fluviales, Autolib’, autopartage, etc. Les propositions en matière de transport sont nombreuses. Les taxis parisiens ont-ils été oubliés ? Pas du tout, même s’il est à craindre que les taxis n’aient été confondus avec des voitures.

voieDeBus
Service métropolitain de taxi
« Je souhaite créer en relation avec l’État, un service métropolitain du taxi moderne, efficace et disponible. Une application sur téléphone portable permettra aux taxis et aux clients d’être mis en relation. Les véhicules devront adopter une signalétique de couleur très reconnaissable. Je disposerai aux stations de taxi des bornes de recharge rapide pour les véhicules électriques, je poursuivrai le versement de subventions pour l’achat de véhicules hybrides et électriques, faisant des taxis métropolitains une flotte propre », annonce Anne Hidalgo. L’augmentation des stations en fonction de celle du nombre de licences ainsi que la modernisation des bornes d’appel ne semblent pas à l’ordre du jour à moins que les futurs abribus envisagés comme « une véritable charpente de toutes informations et de tout dispositif de communication lié au transport urbain et à la « ville numérique » à venir » servent également au service taxi ? Des idées innovantes, mais permettront-elles d’améliorer efficacement la disponibilité des taxis si elles ne sont pas soutenues par de réels efforts en matière de circulation ?
Voies de bus en question
Mais l’inquiétude des taxis parisiens se porte également sur l’évolution de l’accès aux voies de bus que la candidate envisagerait d’ouvrir aux véhicules électriques. Comme le relate notamment Le Monde dans son article du 9  décembre dernier : « En réalité, contrairement aux espoirs et aux affirmations récurrentes de la Ville et de la candidate socialiste, Autolib’ ne réduit pas le nombre de voitures en circulation. […] La faiblesse d’Autolib’ s’explique ainsi : ce service est très, voire trop, simple à utiliser; il s’apparente à un taxi que l’on conduirait soi-même. Anne Hidalgo souhaite d’ailleurs pousser la logique jusqu’au bout en laissant « les voitures électriques emprunter les couloirs de bus » ». Déjà que nombre de VTC oublient qu’ils ne sont pas autorisés à emprunter ces voies, cette mesure risquerait d’annuler le principe même des voies réservées. « Rappelons que ces voies étaient initialement réservées aux transports en commun, aux véhicules d’intérêt général et aux taxis. L’autorisation d’y circuler accordée plus récemment aux vélos a d’ores et déjà entrainé un ralentissement de la vitesse de circulation. L’ajout des véhicules électriques dans les voies de bus viendrait encore dégrader les conditions de circulation des transports en commun et des taxis pour qui la fiabilité du temps de trajet est un paramètre crucial de leur service », avait confirmé par courrier Ahmed Senbel, président de la FTI75, à Julien Bargeton, suite à sa rencontre avec l’adjoint au maire en charge du transport. La FTI75 est bien déterminée à ne pas laisser rouler sur les plates-bandes des taxis et la mobilisation des organisations professionnelles parisiennes semble déjà porter ses fruits car si le projet était maintenu, ce serait en concertation avec taxis précise dorénavant la candidate.

HM

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