Exception culturelle pour les entrepreneurs

Bruxelles surveille la France comme le lait sur le feu. Notre déficit devra être ramené à 3,9 % cette année et le gouvernement va devoir donner des gages de volontarisme sur les nombreux chantiers pointés par la Commission européenne : réforme des
retraites dès la fin 2013, réforme du marché du travail, amélioration de la
compétitivité, baisse des charges sociales, amélioration de l’environnement
pour les entreprises, soutien des PME à l’export, concurrence accrue dans les
services, l’énergie, les marchés numériques, les professions réglementées… «La Commission n’a pas à nous dicter ce que
nous avons à faire ! »
a répondu le Président Hollande. Une
détermination appréciable, porteuse d’un espoir de prise de conscience des
véritables enjeux de l’économie de proximité… Pour preuve,
le bras de fer sur l’exception culturelle vient d’être gagné. Sortie des
négociations commerciales avec les États-Unis, l’économie du secteur
audiovisuel est ainsi épargnée, protégée au nom de l’exception culturelle face
au poids de l’industrie américaine du divertissement. « C’est un succès pour la diversité culturelle
partout en Europe
 », déclare
la ministre de la Culture et de la Communication. Et si maintenant on
travaillait à la diversité d’entreprendre pour en faire profiter les petites
entreprises d’Europe ? Si chacun est libre d’entreprendre, la
réglementation de certaines professions permet avant tout de protéger le
consommateur. L’abandon de l’article 44, préconisant la mise en place d’appels
d’offres pour le transport de malades assis, n’a peut-être pas encore porté ses
fruits mais il marque le refus des chefs de petites entreprises taxi de
disparaître de la carte économique au profit des grands groupes de transport. Comme
partout en Europe, 99 % des entreprises françaises sont des PME, et représentent
52 % de l’emploi salarié. Et comme le souligne
la Commission européenne sur son site Internet : « Il est encore plus fascinant de constater
que neuf PME sur dix sont en fait des micro-entreprises comptant moins de dix
salariés. L’économie européenne repose donc principalement sur une nébuleuse de
micro-entreprises, chacune employant, en moyenne, deux personnes. C’est sans
doute l’un des secrets les mieux gardés de l’UE ! »
De quoi
penser à faire une nouvelle exception qui confirmera la règle !

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