Uber, la première application mixte

Première application smartphone mixte taxis / VTC lancée en France, Uber témoigne d’une communication très réactive. Spécialisé dans le transport de luxe, le service s’est largement implanté en Amérique du Nord, non sans faire quelques remous. Disponible depuis un an à Paris, l’application ouvre aujourd’hui son réseau aux taxis parisiens et étend son développement à Lyon.
Interview de Pierre-Dimitri Gore-Coty, directeur général de Uber France.
Après un lancement aux États-Unis avec une levée de fonds de plus de 40 millions de dollars, comment se déroule votre arrivée en France ?
Née à San Francisco en 2010, Uber est déjà installée dans de nombreuses villes d’Amérique du Nord. Paris est notre première métropole européenne. Notre objectif est d’ouvrir une nouvelle ville par semaine : Stockholm, Berlin, Milan, Singapour, Melbourne, Détroit, Minneapolis, etc.
Le principe est toujours le même : nous n’avons pas de voiture, nous ne conduisons pas nous-mêmes. Jusqu’à présent, notre offre française reposait sur un service haut de gamme de VTC sur le modèle des grandes remises qui existaient avant 2008. Parfois, notre installation a suscité des remous mais nous avons su nous adapter. À New York par exemple, la municipalité ayant contracté un partenariat exclusif pour gérer les paiements électroniques, nous avons intégré ce système dans notre application afin de poursuivre notre développement. À Washington, ce sont les taxis qui ont fait évoluer leur réglementation pour pouvoir librement utiliser les nouvelles technologies.
Vous avez récemment ouvert votre service de « chauffeurs privé » aux taxis parisiens. Comment réagissent les professionnels ?
Dans beaucoup de villes où Uber se développe, notre application est ouverte aux taxis. Côté clients, nous proposons une offre taxis plus accessible que celle des chauffeurs privés tout en continuant de profiter de la simplicité de commande et de facturation de notre application. Côté professionnels, Uber propose une alternative aux centraux radio classiques, sans l’abonnement. La clientèle paie le tarif compteur et notre service est facturé au chauffeur par une commission de 10 % sur les courses réalisées. Les taxis souhaitant rejoindre notre réseau doivent s’inscrire en ligne, qu’ils soient artisan, locataire ou salarié. Puis nous les rencontrons dans nos locaux de la rue de la Chaussée-d’Antin à Paris où ils bénéficient d’une courte formation. Après validation, ils disposent d’un téléphone réservé à l’usage de l’application qui leur permettra également d’évaluer les zones d’activités selon les moments de la journée. Plus les chauffeurs ont d’informations sur l’activité des clients, mieux ils peuvent se positionner.
Comment se dessinent les perspectives de votre développement ?
Aujourd’hui, nous travaillons à Paris avec des centaines de sociétés de transport qui ont effectué plusieurs centaines de milliers de courses via Uber ! Notre application est gratuite et ne nécessite pas d’abonnement. Après chaque course, le client reçoit un reçu par mail, un plus pour ceux qui doivent justifier leurs notes de frais. Nous diffusons également des codes de promotion incitant à se fidéliser. Notre campagne de communication a réussi à faire valoir nos atouts dans le service haut de gamme et celui du luxe. Certains de nos affiliés VTC ont crainte de l’ouverture de l’application aux taxis. En effet, de nombreux taxis proposent un service haut de gamme et leur tarification offre un très bon rapport qualité/prix pour notre clientèle.

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