100% Formation : Taxi, un métier d’avenir

La carte professionnelle en poche, c’est le début de l’aventure ! Quelles qualités devrez-vous développer pour réussir votre nouvelle vie de taxi ? À quoi faut-il s’attendre ? Est-ce la fin du parcours ? Pour cette édition spéciale Formation, notre rédaction a interviewé plusieurs formateurs. Tous taxis expérimentés, ils témoignent de l’importance de la période de formation. Qu’ils enseignent à Paris, en ruralité, en ville ou en périphérie, ils partagent leurs expériences et leurs conseils.

À chacun de choisir de devenir taxi des villes ou taxis des champs avant de présenter l’examen départemental. ©R.Pestana

Le bon profil
« Il faut être zen et rigoureux. Avoir de la persévérance et du courage. » « Il n’y a pas d’âge pour faire le taxi ! » Quelles sont les qualités nécessaires pour être taxi ? Les réponses recueillies ouvrent la porte à tous les profils mais sont sélectives sur les capacités humaines et personnelles des candidats. « Il faut un sens commercial, un bon contact client. Il faut savoir gérer son planning et aimer conduire. » « La patience, la courtoisie, le sens de l’orientation, une conduite confortable et l’esprit d’entreprise. » « Il faut être bosseur et ne pas être avare de ses horaires. » « Le métier se féminise enfin et c’est une bonne chose pour la profession ! » La majorité des candidats se présente sur les conseils d’une connaissance. « Le métier reste mal connu et c’est souvent l’envie suscitée par l’expérience d’un proche qui motive. »
Construire son projet professionnel
« Pour bien débuter, il faut y aller étape par étape. Ceux qui choisissent leur voiture avant d’avoir leur examen risque la sortie de route ! » « C’est pendant la formation que se construit le projet professionnel du candidat. » « Le suivi des élèves nous permet de prodiguer beaucoup de conseils tout au long de l’apprentissage. Nous expliquons aux candidats les différentes solutions que propose le taxi : location-gérance, artisanat ou salariat. Celui qui ne veut pas gérer pourra devenir salarié. Celui qui veut se lancer peut saisir l’opportunité de la location-gérance. Lorsqu’il aura atteint sa rentabilité, il pourra envisager d’acheter sa licence. » « Pour bien choisir son école et sa zone d’activité, il faut regarder le taux d’insertion d’emploi des candidats précédents. »

Une fois lancé, le chef d’entreprise taxi pourra piloter son entreprise en fonction de ses ambitions personnelles.

À quoi faut-il s’attendre ?
La stratégie de travail est différente selon les territoires. « L’avantage d’être taxi parisien est une demande permanente sans avoir besoin de donner sa carte de visite. On gagne plus ou moins selon les journées mais nous ne rentrons jamais bredouilles. » Pour les taxis communaux, « il faut être là auprès de la population ; présent en station et partenaire de ses collègues ; savoir fidéliser sa clientèle et cultiver une offre de transport diversifiée pour assurer un CA honorable .» Mais dans les territoires ruraux, le taxi embauche aussi ! « Dans de nombreux départements, des conglomérats médicaux disposant d’une flotte d’ambulances, de VSL ainsi que de taxis se sont formés face aux problématiques d’accès aux soins et de vieillissement de la population. Ces sociétés ont en permanence une forte demande de salariés. » Tous les formateurs soulignent l’intensité de l’activité qu’il faudra assumer. « En ruralité, il faut savoir faire 400 à 600 km/jour quelle que soit la saison. » « C’est un métier marathon. Il faut savoir décompresser pour garder la niaque ! »
Comment évoluer ?
« Pour ceux qui veulent devenir leur propre patron, devenir artisan est l’objectif. » « Acheter une licence de taxi pour spéculer, c’est fini ! » « Débuter par la location-gérance permet de se familiariser avec le métier avant de s’engager. » « Comme sur la route, il faudra toujours être vigilant au pilotage de son entreprise. » « Il faut savoir s’entourer : choisir un bon comptable mais aussi rejoindre un bon groupement, avoir un bon SAV de véhicules, etc. » « Il faudra travailler la mixité de son chiffre d’affaires. » Des formations spécialisées pour l’accueil et le transport de certains segments de clientèle sont dispensées dans les centres de formation, comme le développement du transport de personnes à mobilité réduite. Tous les cinq ans, les chauffeurs de taxi doivent obligatoirement suivre un stage de formation continue. « C’est un temps constructif entre collègues. » « Une piqûre de rappel très importante car le cadre réglementaire de notre activité est strictement balisé et en évolution permanente. Avec de nouveaux réflexes, on évite pas mal de PV par la suite… » Enfin, depuis sa réforme, le stage de mobilité a levé l’obstacle à la migration géographique de la profession. « Plus besoin de repasser l’examen, ce qui n’empêche pas de travailler sa topographie et entraîner sa capacité de repérage. » « Grâce à la mobilité, ceux qui en ont marre des embouteillages peuvent aller chercher autre chose. » Un parcours plutôt séduisant pour les futurs chauffeurs !
Propos recueillis par HM

Nous remercions les formateurs et les formatrices pour leur collaboration à la réalisation de cette édition spéciale :

2PJ Formation
Campus du taxi / FNTI Formation
École Taxi et Conseils
Formation Taxis Plus
Formation Taxi 06
G7 Academy
Slota Académie / Taxis Ecole 93

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