« Utiliser les nouvelles technologies pour optimiser son entreprise », P. Peyrard – Taxiloc

« Le métier de taxi évolue grâce aux nouvelles technologies », affirme Pierre Peyrard, directeur de Taxiloc et expert en mise en relation géolocalisée. « Dans un marché sinistré où la concurrence déloyale sévit, les chauffeurs de taxi s’organisent pour améliorer la productivité de leur entreprise : 55 000 emplois sont concernés », déclare l’auteur, qui contribue à de nombreux forums sur le taxi. Extraits.
Paru dans le cercle du journal Les Échos – ( http://lecercle.lesechos.fr, mot clé Peyrard  ), la dernière contribution de Pierre Peyrard, directeur de Taxiloc, fait écho aux préoccupations de la profession dans son bras de fer avec les grands groupes de transports. Extraits d’un argumentaire qui propose une optimisation des entreprises taxi.
« Le contexte de l’activité de chauffeur de taxi : une rentabilité plus difficile à trouver.
Les chauffeurs de taxi doivent faire face à cinq facteurs clés qui, conjugués simultanément, rendent la pratique de leur métier plus difficile et moins rentable :
1) la progression constante de la congestion urbaine
2) l’augmentation du poste carburant (augmentation du prix et perte de la détaxe)
3) le détournement de l’esprit de la loi de 2009 de modernisation des services touristiques encadrant l’exploitation de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC)
4) le développement des taxis et transport de deux roues clandestins pratiquant le racolage, notamment aux gares et aéroports
5) la dégradation du contexte économique impactant le pouvoir d’achat de leur clientèle
Pour les taxis parisiens (…) un chauffeur de taxi passe 40 % de son temps dans les bouchons ou en attente de clientèle, sa vitesse moyenne est de 17 km/h.
Le détournement de l’esprit de la loi de 2009 sur les VTC : une concurrence déloyale
Les VTC sont des sociétés qui déploient un parc de véhicules privés pour transporter leurs clients. Une simple application smartphone proposée à des chauffeurs VTC permet, dans la pratique, de capter la même clientèle que les taxis sur des trajets urbains analogues. Ainsi l’interdiction de prendre en charge la clientèle à la volée, de racoler, de charger aux endroits réservés aux taxis est contournée grâce à l’usage des nouvelles technologies. Avec la diffusion massive des smartphones et l’explosion des applications gratuites pour héler un véhicule, les clients, agacés de ne pas trouver de taxi aux heures de pointe, prennent peu à peu le réflexe de ces nouveaux usages. Le problème est que la législation n’a pas encore suivie cette évolution et crée par là même une concurrence déloyale à la fois sur les conditions d’exploitation comme sur la pratique tarifaire. »
Les nouvelles technologies au service de la productivité
(…) Si le coût du poste transport médicalisé a progressé de façon significative, c’est avant tout du fait de la refonte de la carte de santé avec la suppression d’établissements ici ou là, la concentration géographique par le regroupement d’autres ailleurs, tout cela à des fins d’économies. Ne l’oublions pas : les chauffeurs de taxi conventionnés ont été les acteurs de la continuité du service public garant de l’esprit républicain et assurant l’accès aux soins pour tous, y compris dans les endroits les plus reculés du territoire national ! Pourquoi ne pas chercher à les en remercier en sollicitant les artisans, leurs organisations professionnelles, en réfléchissant ensemble, imaginant, créant et accompagnant une profession tout entière vers sa modernisation par l’usage partagé des nouvelles technologies au bénéfice de tous ?
Le progrès apportés par les nouvelles technologies, notamment GPS qui permettent de localiser à tout instant un taxi disponible, définir des trajets optimisés calculés sous contrainte d’info-trafic, garantir les meilleurs temps de parcours, réduire les parcours d’approche, permettraient aux ARS clientes des taxis artisans de réaliser de substantiels gains de productivité ! Pourquoi écarter cette option, alors que plus d’une entreprise sur trois vit du transport médicalisé ? (55 000 taxis en France pour 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires). (…) Pour reprendre un slogan célèbre d’un transporteur : «  Le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous  ». À méditer… »

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