À bord de notre taxi, nous admirons le boulevard Carnot de Cannes. Parant les arbres d’une multitude de lumières, la ville au tapis rouge ferait de l’ombre à la capitale. Aux balcons scintillent les décorations qui annoncent les festivités pour la nouvelle année. Discutant avec notre chauffeur, je l’interroge : « Travaillerez-vous le soir du réveillon ? ». « Oh oui ! Pour moi, le 31 rime avec turbin et pas avec serpentin ! » me répond-il dans un sourire aussi large que son rétroviseur intérieur.
Alors que la Saint-Sylvestre est synonyme de retrouvailles familiales et de célébrations pour bon nombre de concitoyens, cette année encore, près de 90 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour sécuriser les festivités. « Que ça soit la santé, le territorial, le social, la justice… beaucoup de services continuent à fonctionner », rappelle l’une des dirigeantes de la CGT. « Ces professions répondent à des besoins vitaux de la population. » Dans le top 3 des régions où on travaille le plus le soir du réveillon, on retrouve l’Île-de-France (26,4 %), la Provence-Alpes-Côte d’Azur (13,7 %) et l’Auvergne-Rhône-Alpes (12,9 %) selon une étude de la plateforme de recrutement Qapa.
Je poursuis mes questions : « Cela ne cause pas de déception à votre famille ? » « Ce n’est qu’une date sur le calendrier ! Ma femme est infirmière dans un Ehpad. Ses collègues sont bien contentes qu’elle soit volontaire pour cette nuit. Quant à notre petit, il sera gardé par mes beaux-parents qui s’en font une fête. » « Il y a beaucoup de demande de courses ? ». « Comme pour la période du Festival, c’est un moment inévitable où il faut être sur le terrain. Si je ne travaillais, j’aurais mauvaise conscience car faute de taxi, certains fêtards prendraient leur voiture. Même si je n’y suis pour rien, je me sentirai responsable de leur accident. » « Pas trop d’incidents avec la clientèle ? » « Avant minuit, il y a ceux qui sont en retard ou qui se rendent compte presque arrivés qu’ils ont oublié ce qu’ils devaient apporter. Après, il y a majoritairement des couples qui rentrent chez eux sans qu’aucun des deux ne se soit sacrifié pour être le capitaine de soirée. Sur le matin, nous raccompagnons ceux qui ont célébré l’an nouveau toute la nuit. Et puis, il y a les sorties d’hôpital pour ceux qui ont fait un malaise après avoir trop bu ou trop mangé. Généralement les gens sont de bonne humeur, chantent et nous souhaitent la bonne année. C’est un soir où il y a beaucoup d’anecdotes rigolotes ! »
Nos respects à ceux qui ont assuré le service et bonne année 2025 à tous !
Hélène Manceron
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Bonne année à tous !






