Comme à l’accoutumée, ce 8 mars prochain, la Journée internationale des droits des femmes offrira l’opportunité de faire le point sur l’évolution de l’égalité homme-femme dans notre société. Si l’édition 2024 a pour thème « Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme », le taxi n’a pas attendu pour passer la vitesse supérieure pour la féminisation de la profession. Qu’elles soient chauffeures d’agglomération ou en ruralité, les femmes taxi sont dans la course !
Des préjugés qui s’effritent
La faible présence des femmes dans le secteur des transports est surtout due à des stéréotypes plutôt qu’à des facteurs de pénibilité. En effet, les conditions de conduite ne requièrent plus désormais d’aptitude physique spécifique. Tous les véhicules disposent de direction assistée et il y a bien longtemps qu’on ne joue plus de la manivelle pour démarrer le moteur ! Autre idée reçue : la nécessité d’avoir de bonnes connaissances en mécanique. Là encore, l’évolution de l’automobile impose désormais l’intervention d’un personnel qualifié ne serait-ce que pour changer une ampoule ! Ensuite, les amplitudes horaires exigées par le taxi ne semblent pas être un frein pour d’autres secteurs d’activité. Le commerce international par exemple, où il faut souvent s’absenter de chez soi pendant plusieurs jours, est désormais très féminisé. Enfin, les craintes quant à la sécurité sont dissipées par une évolution technologique qui bénéficie à l’ensemble de la profession : les paiements sont majoritairement dématérialisés, qu’ils soient par carte bancaire ou via une appli, et nombreux sont les réseaux de taxis qui ont mis en place une alarme dans le système de dispatch.
Métier d’émancipation
En 2021, seuls 3,8 % des taxis parisiens étaient des femmes mais la tendance évolue. La préfecture de police de Paris estimait que 5 % des demandes de carte professionnelle avaient été formulées par des femmes. « Dans le taxi, nous sommes tous pareils : même réglementation et mêmes tarifs. Ce métier me donne une revanche », explique Nadia. « J’ai été séduite par l’indépendance et la liberté qu’offre ce métier. Le métier de taxi m’apporté une sécurité familiale car j’adapte mon travail à mes impératifs », renchérit Marie-Cécile. « Être maman et taxi est tout à fait compatible si on sait s’organiser. Le taxi est vraiment un métier pour les femmes. Les nouvelles technologies ont révolutionné le métier. Elles permettent d’optimiser le temps de travail, de garantir notre sécurité et de maintenir une surveillance à distance de la maison ! », confie Hakima. « Je suis une femme d’autoroute », plaisante Ema. « Je suis maintenant à la tête d’une société qui emploie 4 salariés. Ce que j’aime c’est le lien social que je cultive avec mes clients. »
G7 au Féminin
En février 2023, G7 annonçait son ambition d’atteindre 10 % de femmes chauffeures à horizon 2030. Pour tripler la part des femmes au sein de sa flotte, la marque déploie depuis un plan de communication pour féminiser l’image de la profession ainsi qu’un accompagnement spécifique aidant les candidates à débuter leur carrière de cheffes d’entreprise. « Les femmes ont toute leur place dans le secteur du taxi. Aujourd’hui, les femmes qui veulent rejoindre la profession de conductrice de taxi l’envisagent souvent dans le cadre d’une reconversion professionnelle par l’entremise d’une relation familiale ou amicale exerçant le métier de chauffeur. G7 entend redoubler d’efforts pour mieux faire connaître la profession auprès des femmes au-delà de ces cercles familiaux. Il nous faut aussi accompagner ces femmes pour que leurs premiers pas dans le métier soient un succès », explique Nicolas Rousselet, président du Groupe.
Mesdames, le métier n’attend plus que vous !
HM









