Histoires courtes du pays du taxi

À chaque édition du web journal, l’éditorial permet de partager avec nos lecteurs une tranche de vie au pays des taxis. Souvent issus des échanges de notre rédactrice en chef avec les chauffeurs qu’elle rencontre, les éditos permettent d’aborder des thématiques de société tout en se dégageant de l’information factuelle du secteur. Témoins privilégiés de notre époque, au cœur même de la société, les taxis recueillent le pouls de l’opinion. Nous vous offrons une sélection de ceux qui ont, ces derniers mois, suscité le plus de commentaires tant des lecteurs taxis que de ceux qui n’exercent pas le métier. Nous sommes impatients de lire vos réactions !

Taxi pin-pon

De retour en ville, le chant des cigales est couvert par le tumulte urbain. Installée dans mon taxi, j’assiste au spectacle des touristes et des locaux qui jouissent de l’ombre et des terrasses de café. Soudain, mon chauffeur explose : « Espèce d’abruti ! T’iras pleurer après si ta maison brûle ! » Surprise, je lui demande la raison de sa soudaine colère. « Il vient de jeter son mégot par la fenêtre ! On a beau répéter les consignes de sécurité, les gens restent imprudents », me répond-il.

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Taxi sous canicule

À peine sortie dans la rue, l’intensité du soleil me met en eau. Scrutant la circulation, je hèle un taxi qui s’arrête avec souplesse. Après m’être installée et avoir donné ma destination au chauffeur, je savoure la fraîcheur de son véhicule et m’adresse à lui : « La température de votre véhicule est très agréable. Vous devez être des rares personnes qui ne souffrent pas de la canicule ». « À l’intérieur c’est agréable mais la voiture, elle, elle souffre. Il faut être vigilant », me répond-il.

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Une étape mémorable

Remontant l’immense file de taxis stationnés tout le long du boulevard qui mène au ministère de l’Économie, je photographie les lumineux bariolés affichant les noms de ville de tout l’Hexagone. M’arrêtant auprès d’un groupe de chauffeurs, nous entamons une discussion sur l’ampleur de la mobilisation et ses enjeux. Après un moment, l’un d’entre eux m’apostrophe : « Vous, vous avez de la famille dans le taxi car pour une journaliste, vous connaissez bien notre profession ! » À peine me suis-je présentée qu’un autre m’interrompt : « Je connais 100% NEWS TAXIS, j’ai un collègue qui me l’envoie. Je peux m’abonner directement ? » Je dégaine mon smartphone et lui montre comment s’enregistrer.

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Taxis, maillons essentiels de la chaîne des soins

Le rendez-vous avec l’anesthésiste nous aura donné l’occasion de découvrir la clinique où se déroulera l’intervention. Dans la salle d’attente, nous attendons que le secrétariat nous appelle. Une infirmière installe un vieux monsieur qui s’assoit docilement, tout étourdi des soins qu’il vient de recevoir. L’infirmière lui pose un dossier sur les genoux et lui demande : « On vient vous chercher ? Vous avez un taxi commandé ? Le docteur vous a bien expliqué que vous ne pouviez pas conduire. » Dans un souffle, il finit par lâcher : « Non, non, j’ai ma voiture sur le parking. » Revenant sur ses pas, elle lui explique les risques de prendre le volant pour rentrer.

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Parole aux taxies

De retour à la gare, notre taxi arrive pour venir nous chercher. Clients habituels, nous échangeons avec ce fidèle lecteur sur les articles des précédents numéros : inquiétude sur le résultat des négociations sur les transports conventionnés, conflits entre taxis et VTC ubérisés, nouvelles modalités d’obtention de détaxe… « De quoi parlerez-vous dans le prochain ? » me demande-t-il. « En préparation du 8 mars de cette année, nous donnerons la parole aux femmes chauffeures de taxi. » « Ah oui ! C’est vrai que c’est la fête des femmes », me répond-il. Non, le 8 mars 2025 n’est pas la fête des femmes mais la Journée internationale des droits des femmes. Ni une journée à thème, ni une commémoration mais une date symbolique pour faire le point sur les avancées et les régressions de l’égalité entre les femmes et les hommes.

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Taxi chasseur de NO2

Lorsque j’arrive à la station, le premier de la file termine un nettoyage scrupuleux de l’intérieur de son taxi. Pas pressée par le temps, je l’invite à terminer pendant que je finis ma cigarette. La course démarrée, mon chauffeur engage la conversation : « Vous ne devriez pas fumer, surtout si vous êtes parisienne. » Étonnée, je l’engage à m’en dire plus. « Avec l’air que l’on respire ici, vous avez inhalé plus de toxines en marchant dans la rue que mon grand-père avec ses deux paquets de Gitanes maïs ! » Selon la nouvelle étude menée par Santé publique France publiée ce 29 janvier, plusieurs dizaines de milliers de cas d’AVC, d’asthme, d’infection respiratoire, de cancer du poumon, de broncho-pneumopathie chronique obstructive, d’infarctus du myocarde, d’hypertension artérielle ou encore de diabète de type 2 sont provoqués par l’exposition à la pollution de l’air en Île-de-France.

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L’hippocampe du taxi

« On ne va pas passer par là ! » Installée dans un taxi, je lève les yeux de mon smartphone, surprise par la déclaration de mon chauffeur. « Ça ne vous coûtera pas plus cher, parole de Jean-François. Tout est bouché et je dois aller chercher ma fille dès que je vous ai déposée. » Lui aussi pris au dépourvu, le GPS de la voiture recalcule en boucle le nouvel itinéraire. J’interpelle Jean-François : « Vous avez fait perdre le nord à votre GPS. » « C’est parce que je n’ai pas besoin des satellites pour réfléchir. Depuis que je suis taxi, je suis devenu un as des courses d’orientation ! » sourit-il. En 2011, Eleanor A. Maguire et son équipe du University College de Londres avaient publié une étude sur le cerveau des chauffeurs de taxi de la capitale britannique évaluant l’impact de la formation et de l’exercice de la profession sur l’hippocampe, région du cerveau sollicitée pour la mémoire à long terme et la navigation spatiale.

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Taxi taquin

Arrivée place de la Bastille, les véhicules qui nous entourent sont éparpillés façon puzzle. Plus personne ne bouge, coincé par son voisin ou tétanisé par un vélo ou un deux-roues qui tente de se faufiler dans cet immense bazar. Levant les mains de son volant comme à l’issue d’une compétition de cuisine, mon taxi s’abandonne dans le dossier de son siège « Un souci ? » « Non, nous allons les laisser régler leurs problèmes d’ego », me répond-il en souriant avant de m’expliquer : « Chacun veut passer en premier. Si l’un bouge, l’autre avance. Personne ne veut rien céder de peur de perdre sa place. Les embouteillages, c’est comme le jeu du taquin. Vous connaissez ? » Inventé à la fin du XIXe siècle, cet ancêtre du Rubik’s Cube a pour but de disposer dans l’ordre une suite de blocs numérotés en les déplaçant grâce à une case vide. Tout d’un coup, une voie se dégage devant nous.

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Taxi sur ordonnance

Épuisées par les heures d’attente dans les couloirs de l’hôpital, nous reprenons nos esprits au soleil d’automne qui baigne les abords du pôle de soins. J’engage la conversation avec une taxi en attente. « J’attends la fin des soins d’une cliente pour la ramener chez elle », nous confie la chauffeure. Alors que les parlementaires se préparent à l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, j’interroge Stéphanie sur les coupes budgétaires qui s’annoncent. « La campagne de communication déployée par l’Assurance maladie a déjà fait des ravages ! » déplore-t-elle. « J’ai une cliente qui a voulu prendre le bus pour rentrer chez elle. Fatiguée et bousculée dans le transport, elle est tombée. Maintenant en plus de son cancer, elle a le bras cassé ! »…

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L’effet chenille

La nuit est tombée et la pluie bat la chaussée. À l’abri dans mon taxi, je m’en remets à l’expertise de mon chauffeur pour qu’il me ramène par l’autoroute à la capitale. Brusquement, la circulation ralentit, les signaux de détresse clignotent pour avertir du danger, les écrans d’info trafic sont devenus rouges et nous proposent hystériquement de nouveaux itinéraires. Je m’inquiète : « C’est incroyable qu’ils fassent des travaux à cette heure ! » « Ce doit être un accident grave vu la congestion qu’il occasionne. » « Ne devrions-nous pas changer de chemin ? »… Mon chauffeur philosophe : « Moins on va vite, plus on va vite. »

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Taxi inclusif

Mon tour arrive enfin. Dans la file d’attente de la station de taxi de la gare de Lyon, j’observe l’agent qui répartit les clients dans les véhicules. Face à la présence des forces de l’ordre mobilisées pour les Jeux, les racoleurs agissent en sourdine. Avec ma petite valise, je me vois attribuer une berline. Installée, j’engage la conversation en faisant remarquer à mon chauffeur la peluche de Phryge qui trône sur son tableau de bord. « Vous avez assisté à une compétition ? » « Non, me répond-il, mais je me suis acheté une Phryge pour faire plaisir à mes clients. Dès qu’ils entrent dans ma voiture et la voient, ça met une bonne ambiance. »

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