100% Edito : Taxi iconique

Saisissant la trêve entre les compétitions des jeux Olympiques et celles des jeux Paralympiques, Paris a retrouvé son rythme estival. Les spectateurs sont partis et les Parisiens encore en vacances. Nombreux sont les magasins fermés pour cette semaine du 15 août. Je hèle un taxi. Installée dans le véhicule, je termine ma conversation téléphonique et engage la conversation avec le chauffeur. « You talkin’ to me ? » m’interroge-t-il. Surprise de cette tirade culte du film Taxi Driver, je cherche à reconnaître le regard de Robert de Niro dans le rétroviseur intérieur. C’est le sourire de mon chauffeur qui me répond. Je lui adresse : « Alors ces JO ? Les clients étaient-ils au rendez-vous ? » « Pas vraiment », se rembrunit-il. « À croire que la baisse du pouvoir d’achat concerne le monde entier. »

Face à la déception des restaurateurs, des hôteliers et des taxis, politiques et spécialistes annoncent des lendemains qui chantent. « N’en déplaise aux esprits chagrins, ces Jeux, qui ont coûté 8,8 milliards d’euros constitués en grande partie d’investissements privés, rentreront largement dans leurs frais », a déclaré Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des Entreprises, du Tourisme et de la Consommation, qui table sur 9 milliards de retombées économique d’ici quinze ans.

Il y a ceux qui investissent mais pour ceux qui subissent, quinze ans, c’est long…

Alors que la ville semble vide, un embouteillage freine notre course. Je provoque : « Vous n’avez pas envie de vous reconvertir en taxi volant ? » Le sourire de mon chauffeur est revenu : « Parlons-en des taxis volants ! Bien évidemment, ça n’a pas décollé ! Dès le départ, le projet avait du plomb dans l’aile. Leur appellation « taxi » est encore une usurpation. Ils n’auraient transporté qu’une seule personne à la fois et pour un tarif prohibitif ! Moi, je suis un vrai taxi, avec une formation, un examen, des tarifs réglementés, un véhicule contrôlé, un professionnel qui ne fait pas n’importe quoi au risque de se voir retirer sa licence. » Je l’encourage : « Vous semblez fier de votre métier. » « J’ai commencé par hasard et il m’est rentré dans la peau », me répond-il. « Mon bureau, c’est la Ville lumière, une ville « i-co-nique », comme disent les jeunes ! »

Souhaitons à la destination France de nombreux nouveaux adeptes !

Hélène Manceron

Photo de couverture ©Doyouspeaktaxi Taxis du monde (Bosnie-Herzégovine) 

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